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Affiche le nombre de clics des articles : 268544| La ferme de Antheit |
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| Écrit par Administrator | |||
| Dimanche, 11 Décembre 2005 18:40 | |||
![]() Nous avons trouvé la possibilité de disposer d'un bâtiment rural capable d'accueillir une centaine de bovins, une centaine de moutons et entre 10 et 12 chevaux. Ce chiffre fluctue en fonction des différentes saisies et pensions obligatoires. Pour un loyer modeste nous avons à notre disposition diverses bâtisses d'une ferme (étable entravée pour une vingtaine de bêtes, le reste en stabulation libre) ainsi que les 3ha de prairies attenantes. Pour tous les grands animaux, cela représente une réelle aubaine. Cela permet en cas d'urgence, aux services de l'Inspection Vétérinaire, de procéder à la mise à l'abri de bovins soufrant de graves carences alimentaires et survivant souvent dans des états catastrophiques. ![]() La ferme d'Antheit est spécialisée dans les hébergements obligatoires et les saisies ordonnées par les parquets et les services de l'Inspection Vétérinaire. ![]() Notre rôle officiel est préventif. Par exemple, lorsqu'un cas de maltraitance de grands animaux nous est soumis, nous nous rendons directement sur place afin de dialoguer avec les propriétaires pour évaluer la situation de leur cheptel. Ces propriétaires sont bien souvent dans un désarroi total ( maladie, isolement, précarité). Malheureusement, dans certains cas, la maltraitance est volontaire ; il s'agit de négligents et de récidivistes. Nous envoyons alors un rapport aux services de l'Inspection Vétérinaire et au ministère de la Santé Publique et de la Ruralité. La ferme du Val de Vigne d'Antheit est "Gardien de séquestre" officiel pour tous ces animaux qui nous sont confiés. Deux mesures s'imposent. La première, suivant décision de justice (Parquets, Inspection Vétérinaire), les animaux sont rendus après quelques mois à leurs propriétaires (pension obligatoire). La deuxième, dans l'autre cas, s'il y a récidive et maltraitance, les animaux sont saisis et confisqués et ils sont remis en forme au point de vue sanitaire dans notre centre. La première partie des cas rencontrés représente pour une majorité des cas de maltraitance due à une forme de malveillance. L'autre partie est due en priorité à l'isolement, la précarité et la maladie des propriétaires entraînant une véritable dégradation de leur cheptels. En effet, il n'est pas rare de se retrouver face à de véritables catastrophes où des dizaines de dépouilles de bovins jonchent le sol et les autres, encore vivants qui finiront par tomber d'épuisement causé par la famine. Là réside un réel problème au niveau des propriétaires eux-mêmes malades et isolés. En effet, il est est dramatique de constater qu'il existe aujourd'hui une réelle pauvreté chez certaines personnes spécialement dans le monde rural. Certains agriculteurs n'ayant pas été en mesure de suivre l'évolution et la traçabilité de leur cheptel, s'en trouvent aujourd'hui pénalisés malgré eux. On retrouve également de plus en plus de cas de personnes isolées, malades, vivant souvent dans un état de précarité épouvantable entraînant bien souvent des problèmes sanitaires graves dans leur cheptel, soit-il équin, bovin ou ovin. Ce dernier souffrant d'une carence alimentaire grave. Nous nous attachons à rendre à ces propriétaires, vivant dans le désarroi ou la précarité, une confiance en eux, en les guidant vers des centres sociaux et en hébergeant dans un de nos deux centres certains de leurs animaux pendant une période transitoire afin de rendre à ceux-ci un état morphologique normal tout en comblant les carences alimentaires. Ces cas de pauvreté, d'isolement, de maladie n'excluent malheureusement pas qu'il existe encore des cas dramatiques de négligence et d'incompétence. Vous pouvez constater que notre objectif n'est pas d'enfoncer les gens mais de les aider lorsqu'ils se trouvent dans un état de précarité, d'isolement ou de maladie ; parce qu'il va de soi que si les propriétaire, agriculteurs ou éleveurs, vivent de sérieux problèmes, cette dégradation se communique automatiquement à leurs cheptels. Il est vrai que les abus sur certains marchés et dans certains abattoirs du pays, dénoncés certaines associations, sont une réelle atrocité. Mais il existe une autre forme de maltraitance encore plus importante, causée par le désarroi d'une partie de la société rurale, dépassée par les événements et ayant subi différentes crises successives (vache folle, fièvre aphteuse, PCB, etc. ... ) |
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| Mise à jour le Jeudi, 15 Décembre 2005 15:48 | |||








































